
2024 impossible de choisir j’ai cent soixante photos vingt deux vidéos tellement de fous rires la mer les bras qui serrent toute la nourriture la musique partout tout le temps. 2024 c’est l’année des copains, de leur présence opiniâtre, de leurs attentions douces, de leur patience au téléphone, de leurs blagues sans fin, de ce langage que l’on crée entre nous les références les clins d’œil, on enterre le bon goût, le sérieux, le sage. 2024 on regarde des films de voitures, on va au minigolf, à la fête de la moule, on invente la chasse aux Thierry, on mange toutes les patates, on va voir des concerts flamboyants, on chante fort et on danse comme si c’était la fin du monde, on invente un podcast qui n’existe que dans nos têtes mais on a déjà le nom de tous les épisodes. C’est l’année des vacances, de la mer dès qu’on peut, des films chaque mois, c’est peupler la vie de moments précieux, de confidences, de jeux, de tout l’amour que l’on a les uns pour les autres. 2024 les changements, le petit anneau dans le nez et le tatouage de blague de frites, l’année du jusqu’au boutisme dans les bêtises, l’année du panache coûte que coûte. 2024 apprivoiser la douleur, un peu, les rendez-vous, les déceptions, rien qui ne se passe comme prévu, toujours pas de petit bébé dans le ventre mais on remplit le vide de tant de choses que ça n’est pas vraiment un chagrin, seulement un rendez-vous en retard. 2024 je respire mieux, mon téléphone me dit combien de minutes de musique écoutées mais il y en a encore plus de rires, à s’en faire mal au ventre, à en pleurer, à s’en souvenir pour toujours. 2024, tu as commencé si mal, mais les personnes qui comptent savent tout sauver. C’est doux de te refermer en gardant le meilleur, la joie, donc.
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