Quand je ne suis pas en train de lire (et même parfois quand je suis en train de lire), j’écoute de la musique. J’ai toujours passé mes journées un casque vissé sur les oreilles, compromettant mon audition au moment de ma sénescence, mais que voulez-vous, chacun ses vices. J’ai acheté ma platine vinyle avec mon premier salaire, et quand ma platine 5 CD a rendu l’âme, j’ai écumé Le Bon Coin pour en trouver une autre (parce que c’est incroyablement pratique, vous ne me ferez pas revenir là-dessus). L’arrivée des plateformes de streaming m’a permis de laisser libre cours à mes besoins frénétiques de playlists. Et si je n’ai pas une culture musicale incroyable, j’aime ça. Follement.
Je ne vais l’apprendre à personne, tout est politique. Et si je passe toujours pour une sorte d’ancêtre car j’achète régulièrement des CD et des vinyles, je crois que c’est nécessaire, dans ce monde qui part en quenouille. Tout faire reposer sur des serveurs, c’est délétère. Je vais essayer de ne pas passer pour la folle du bus en vous disant qu’internet c’est mal, parce qu’internet c’est bien si on en fait un espace vertueux. Aujourd’hui, les plateformes de streaming rémunèrent très mal les artistes. D’où l’intérêt d’acheter leurs albums (oui, faut-il encore le pouvoir, je suis d’accord. Mais au prix des abonnements aux plateformes vous avez environ un CD par mois). Et si l’on veut préserver les disquaires, autant faire appel à eux, leurs connaissances etc. Bref, misez sur le tangible, les objets, les vraies gens, les concerts.
Maintenant que je vous ai bien sapé le moral, je vous parle de quelques albums que j’écoute énormément cet hiver, ça n’est pas exhaustif, l’idée étant d’en garder pour plus tard. Je ne présente pas forcément des nouveautés, piocher dans du plus ancien c’est bien aussi.

Laurel Hell, de Mitski.
Cela va faire bientôt un an que je ponce cet album comme si ma survie en dépendait. J’aime beaucoup Mitski, et j’avais plutôt écouté son dernier album, mais Laurel Hell m’enchante par l’atmosphère un peu années 80 de certains de ses morceaux. C’est un album mi-mélancolique (Valentine, Texas), mi-pêchu ultra motivant (Love Me More, The Only Heartbreaker).

Madra, de NewDad.
Mon énorme coup de cœur du moment. Le groupe irlandais NewDad a sorti son premier album (après 2 EP) en 2024. Indie rock, shoegaze, Madra se caractérise par tout ce que j’aime : des rythmes qui tiennent bien en tête (Dream of Me, Change My Mind), des voix un peu éthérées (Where I Go). Mes deux chouchous sont les morceaux Nosebleed et Nightmares . Les clips sont incroyablement stylés, ça se glisse tout seul dans des petites playlists de rock indé, c’est un très grand oui pour moi.

The Future Is Our Way Out, de Brigitte Calls Me Baby.
Découverte grâce à une abonnée sur Instagram, Brigitte Calls Me Baby est un groupe qui nous vient tout droit de Chicago. Leur premier album est aussi élégant musicalement que visuellement. Au niveau des sonorités, ils composent des chansons dont les sonorités sont un mélange très équilibré de voix un peu crooner, assez chaude, et d’une musique qui sonne très pop anglaise années 80. Comme si Elvis et Roy Orbison s’acoquinaient avec les Smiths. Si Eddie My Love reste l’une de mes préférées (car première à avoir été découverte), j’ai une très grande tendresse pour I Wanna Die In The Suburbs et son intro de guitare très très codée 80’s. C’est drama comme on aime (Fine Dining), très catchy, un album, à mon sens, très réussi.
Voilà pour cette première sélection musicale, j’ai encore mille trucs dont j’ai envie de vous parler, mais d’ici là j’espère que ces trois albums vous plairont !
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