Écouter / Voir en mars

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Le printemps se fait encore attendre, mais pour chasser l’hiver plus vite, il y a tout ce qui peut nous tomber dans les oreilles ou devant les yeux.

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C’est la découverte joie et émotion de mon mois de février. Grâce aux bons conseils d’Anaïs je me suis ruée sur cette mini-série et je l’ai dévorée en une seule fois. Ceux qui rougissent met en scène un groupe de lycéens en option théâtre. Alors que leur professeur habituel est absent, un remplaçant vient bousculer leur manière de jouer, d’interagir, de se montrer au monde. Il est toujours délicat de manier l’adolescence, son rapport à l’intime, aux autres, à soi. Ici tout sonne juste, les failles et les colères, l’émotion sur la crête, en permanence. C’est beau, c’est fort, ça produit une petite vague dans le coeur, qui nous submerge sans jamais nous noyer. Et une musique signée Dom La Nena, ça fait toujours du bien.

Cette comédie dramatique de Charlotte Regan, sortie en 2023, est un condensé de douceur un peu amère. Georgie est une préadolescente d’une douzaine d’année, dont la mère vient de mourir. Habituée à la débrouille, elle vivote seule dans la maison familiale, mentant aux services sociaux, volant des vélos pour payer le loyer et les courses. Débarque alors son père, Jason, un jeune type qu’elle n’a jamais rencontré et qui essaye de faire son job de parent face à une enfant très hermétique à ses velléités parentales. Harris Dickinson est très juste en père paumé, dépassé par la tâche de s’occuper d’une adolescente, et Lola Campbell excelle dans son rôle d’ado sur la defensive, petit hérisson tout en tension, incapable de se laisser aller à ce que l’on s’occupe d’elle. Et puis c’est anglais, avec un accent terrible, ça dit « Schtewpid » et « Innit » et moi ça me fend le coeur autant que ça me remplit de joie. C’était super, et ça dure 1h24 donc vous avez moyen de caser ça dans votre week-end sans souci.

J’ai une petite passion pour Ryan Gosling, mais uniquement dans ses rôles comiques, sinon il m’emmerde. Je l’ai adoré dans The Fall Guy, dans Barbie, Lalaland ou Crazy Stupid Love. Et je vais pouvoir ajouter The Nice Guys à la liste des films où je le trouve super. Il incarne le rôle d’un détective privé chargé de pister une jeune femme disparue. Il va tomber sur Russell Crowe, plutôt du genre à aller menacer des gens contre de l’argent, et par un étrange concours de circonstances, les deux vont devoir faire affaire et collaborer, dans le Los Angeles des années 70. Je suis plutôt très bon public, mais alors là je peux vous le dire, j’ai à plusieurs reprises éclaté de rire, seule dans mon salon, ce qui n’est pas forcément quelque chose courant chez moi. J’ai passé un excellent moment, c’était impertinent comme j’aime, décalé, loufoque et avec un humour grinçant. J’y ai retrouvé la vibe qui me plaît dans certains films de David Leitch. Totalement ma came.

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  • Taylor Swift, le monde, ma fille et moi – Xavier Yvon

C’est ma chère collègue Ayla qui m’a orientée vers ce podcast, car elle connaît ma nature profonde de Swiftie et je n’ai pas été déçue du voyage. Xavier Yvon est journaliste pour France Inter. Sa fille de 13 ans, Sacha, a une immense passion pour Taylor Swift. Le journaliste, dans une volonté de comprendre sa fille et de se lier avec elle, décide de faire un podcast où les deux partent aux États-Unis, sur les traces de la chanteuse et de ce qui a fait son succès. Au fil de 7 épisodes, ils arpentent les routes états-uniennes et rencontrent des musiciens, des universitaires, des journalistes, des fans. Sacha comme son père occupent le micro, et leurs réflexions dépassent le cadre de la musique pour s’orienter vers la politique, les questions de genre, mais surtout vers une complicité grandissante entre un père et sa fille. Et c’est assez touchant, en plus d’être passionnant.

Je n’aurais jamais écouté ce podcast si l’une de mes clientes ne m’avait pas commandé un ouvrage sur ce sujet, après avoir elle-même écouté cet épisode du Cours de l’Histoire sur France Culture. Les boîtes de nonnes sont des réalisations de cellules miniatures, fabriquées par les religieuses et à destination de leurs proches. Un cadeau ou une manière de faire sortir la cellule du monastère afin de la donner à voir aux laïcs. Les intervenantes de cet épisode sont passionnantes et mettent en lumière un procédé extrêmement méconnu de l’histoire religieuse, ainsi que des compétences parfois formidables de la part de certaines moniales.

Un instant d’auto-promo, mais surtout une mise en avant de l’excellent travail de Coraline Passet avec son podcast Dlivrable, consacré aux professionnel-les du livre. Lorsque j’ai été passer 3 jours à la librairie Myriagone, j’ai eu tout plein d’occasions de discuter avec mon ami Andreas. Coraline était intéressée par un retour d’expérience sur cet échange de pratiques professionnelles, et nous nous sommes donc prêtés aux jeu de l’exercice du podcast au mois de janvier. On a beaucoup parlé, ce qui a donné deux épisodes, et les voilà donc en ligne.

2 réponses à « Écouter / Voir en mars »

  1. Avatar de leculdanslesronces

    Le podcast sur Taytay ça fait 1000 ans qu’il faut que je l’écoute !

    Ma reco feel good non sollicitée c’est Rupaul’s drag race (quelques saisons dispos sur Netflix) / Drag race France (gratuit sur France tv)

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    1. Avatar de Sol

      Oui c’est vrai que je n’ai toujours pas regardé Drag Race, j’ai l’impression d’avoir pris le train trop tard ! Mais ça peut se rattraper.

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