On écoute quoi cet été,(et en repeignant son salon)?

Written by

·

J’ai erré vraiment très longtemps dans les mêmes playlists, à écouter les mêmes morceaux (vraiment super) réconfortants et cela faisait un temps infini que je n’avais pas fait de découverte hyper enthousiasmante ! Réjouissons-nous car ce temps est momentanément terminé et que j’ai mis la main sur quelques albums absolument formidables dont j’ai très envie de vous parler pour vos playlists d’été. Et en parlant de playlist j’en ai d’ailleurs commencé une avec des morceaux uniques ou des albums complets, je vous mets le lien car on ne gatekeep pas les bonnes choses. L’idée c’est de convoquer le soleil, les soirées sur la plage, les road-trips entre copaines, les aprem piscine, ce genre de choses. Elle est dispo par ici, et comme ça moi je vous incite à utiliser Qobuz parce que c’est beaucoup mieux que Deezer et Spotify. Mais rentrons dans le vif du sujet avec les albums qui tournent en boucle en ce moment :

Soul Wash Services – Képa

Avec cet album on est sur une ambiance blues qui ravira les bandeurs d’Hermanos Gutierrez (comme votre humble servante, parenthèse dans la parenthèse, ils passent en concert à Rennes le 25 novembre). Ici la guitare est planante, façon coucher de soleil sur la mer. Ca fleure bon le monoï et la combi qui sèche. On est entre guitar picking, blues, un côté légèrement surf apporté par une jolie reverb. L’album s’ouvre par Calm and Slowness qui vous met directement dedans, quatre minutes dix huit qui viennent caresser votre lobe temporal et vous intimer la détente. Tout l’album est du même tonneau, je vous laisse écouter Cavale (qui me semble la BO parfaite pour un western où l’on défie son ennemi devant une petite église blanche dans le désert sous un soleil de plomb) ou Dream Enhancer (dont le clip dans une montagne enneigée me perturbe car pour moi tout évoque le soleil, la mer, de l’indice 50 partout sur la peau).

Popular – Yerai Cortés

Comme je suis pleine de surprises, je vous propose maintenant un album de flamenco. Yerai Cortés est incroyablement talentueux, il joue de la guitare flamenca depuis très jeune et a composé cet album pour La Tania, danseuse de flamenco qui est également sa compagne. Comme quoi, quand les mecs veulent, ils peuvent. Ce qui ressort de cet album c’est l’alliance d’une puissance formidable et d’une jolie délicatesse. On l’écoute et on se sent renforcé-e par l’énergie des voix, comme avec le morceau Rebelá. Sur d’autres la guitare prend plus de place, peut se faire douce ou mélancolique, comme avec Como decían los maestros. Il y remet à l’honneur le genre des tarantas, ces chants de travailleurs du sud de l’Espagne, dans des morceaux chantés ou instrumentaux, comme Taranta de Alicante (incroyablement doux).

Essam- Imarhan

Encore une découverte à laquelle je ne m’attendais pas. Je découvre avec ce nouvel album un groupe qui en a déjà quatre à son actif. Imarhan est un groupe qui oscille entre le blues – avec des éléments de rock- et la tradition musicale touarègue. Le morceau qui ouvre l’album, Ahitmanin, propose le mélange subtil de ces éléments. Dans d’autres morceaux on peut trouver des éléments électroniques qui se marient très bien à l’ambiance un peu hypnotique. D’autres, comme Tellalt, ont clairement le côté un peu plus rock renforcé (j’adore ce morceau). Quand je lis des choses sur ce groupe, je tombe souvent sur le terme « blues du désert » pour le définir, et ça marche assez bien. Je vous laisse avec l’intro d’Adounia Tochal qui est un petit bisou sur votre tympan. Le groupe sera en concert à Rennes le 8 octobre à la médiathèque Lucien Rose, dans le cadre du Grand Soufflet.

Et si vous avez envie de faire plein d’autres découvertes assez étonnantes, je vous laisse le lien d’une chouette radio qui s’appelle Poliritmo et sur laquelle je trouve des pépites absolues.

Encore plus de musique ?

Pendant que je repeignais mon salon tranquillement en pleine canicule, j’ai pris le temps d’écouter tout un tas de vinyles que je n’avais pas sorti depuis un bail. Des choses que j’écoutais il y a plusieurs années, qui m’ont construite musicalement ou ont été des obsessions. Et j’avais envie de les remettre en lumière, parce qu’ils seront peut-être des découvertes pour vous, ou bien de bons souvenirs à réactiver.

High As Hope – Florence + The Machine

J’ai beaucoup (BEAUCOUP) écouté Florence + The Machine quand j’étais plus jeune, même leur avant dernier album a été poncé comme jamais. Et puis j’ai un peu lâché, je suis passée à autre chose et n’ai pas encore correctement écouté le dernier. Mais j’aime beaucoup High As Hope qui est peut-être un poil moins connu que d’autres. J’aime l’esthétique qui colle à cette chanteuse, ce côté très mystique – elle pourrait démarrer une secte je la rejoindrais en faisant de gros doigts à la Miviludes – et sa voix me fait de petits frissons dans la nuque. Sur cet album assez épuré musicalement et qui laisse une jolie place à la voix et aux choeurs j’écoute particulièrement Hunger, Big God et The End of Love (dont les harmonies vocales me font frémir). (Et une petite pépite1 d’internet de plus à votre actif côté mèmes. De rien)

Rumours – Fleetwood Mac

Je sais que là aussi ça n’a rien d’original. J’ai récupéré ce vinyle de Fleetwood Mac qui appartenait à ma mère. C’est l’album du groupe que je préfère (même si le live de Silver Springs de 1997 vit sans payer de loyer dans ma tête). Quand on connaît l’histoire du groupe, cet album est iconique à plein d’endroits. Je vous la fais courte, sur cet album j’écoute bien évidemment Dreams en boucle, The Chain et Go Your Own Way.

Moon Pix – Cat Power

Un album moins connu de Cat Power qui était si jeune ! C’est un album étrange, un peu hypnotique (mais en faisant quelques recherches je me rends compte qu’il a été composé après un épisode d’hallucinations cauchemardesques et donc je comprends mieux). Il s’ouvre avec American Flag, la voix immédiatement reconnaissable de Cat et des effets que je peine à décrire mais qui ajoutent une sensation d’étrangeté. le morceau Say, avec ses bruits de tonnerre en fond est un de mes préférés. Je vous mets également Cross Bones Style, un genre encore un poil différent mais tout aussi formid’. Bref, si vous n’avez pas trop écouté cet album, c’est le moment de le faire.

Live Versions – Tame Impala

Je ne suis normalement pas particulièrement fan des albums live. Soit je vais voir un concert et je kiffe le moment, soit j’écoute l’album studio où tout est super bien calé, mais écouter un live c’est souvent un peu décevant pour moi. Et je pense que c’est pour ça que je n’avais pas écouté Live Versions depuis un bail, alors que j’aime beaucoup Tame Impala. L’album est vraiment chouette, l’enthousiasme du groupe est communicatif, et on retrouve des morceaux plutôt connus comme Endors Toi, qui ouvre l’album, ou le grand classique Feels Like We Only Go Backwards.

Je m’arrête là pour cette fois, comme ça j’en garde un peu sous le coude et puis vous ça vous fait déjà pas mal de trucs à aller voir, si vous le souhaitez.

Une dernière pour la route, je ne résiste pas à une proposition un peu plus énergique, envoyée par ma chère Anaïs qui connaît très très bien mes goûts !

J’ai dit que j’arrêtais ? Ok ok promis c’est la dernière

Des bisous !

  1. Je glousse dès que je le vois passer :

    ↩︎

Laisser un commentaire